250 – Sismographe de Grenet-Coulomb
Le sismographe électromagnétique vertical est composé d’un bâti assez rigide supportant un bras mobile autour d’un axe horizontal, ce bras porte une masse et une bobine; il est maintenu horizontal par un ressort le reliant au bâti. Lorsque le sol est animé de mouvements verticaux, il se produit, par suite de l’inertie de la masse, un mouvement relatif par rapport au bâti que les caractéristiques de l’instrument permettent de relier à celui du sol. La bobine, solidaire de la masse, se déplace dans l’entrefer d’un aimant lié au bâti. Ce déplacement provoque, par induction, un courant électrique dans la bobine. Ce courant est envoyé sur un enregistreur. Ce schéma instrumental existe depuis le début du XXè siècle. Pendant plusieurs dizaines d’années, les sismographes électromagnétiques étaient couplés à des galvanomètres. La période propre du sismographe, ainsi que celle du galvanomètre qui lui était associé, déterminait la bande passante du système, c’est-à-dire les périodes des mouvements du sol pouvant être détectées et enregistrées. L’enregistrement était effectué au moyen d’un enregistreur photographique. Ce dispositif, encore employé dans d’assez nombreux observatoires, a largement contribué au développement de la sismologie. Cet appareil, fabriqué en 1950, a été en fonction dans les Pyrénées et à l’Institut de Physique du Globe d’Alger; fourni par Annie Souriau
Cote : V











